Emissions de gaz de combustion chez CL Warneton

Les buées des lignes de cuisson (…) contiennent des particules de graisses entraînées également lors de l’évaporation de l’eau lors de la cuisson des produits.

Plusieurs chaudières (alimentées au gaz naturel), pouvant émettre des gaz de combustion (CO, NOx, CO2…), assurent la production de vapeur nécessaire pour l’entièreté du site :

      • une chaudière vapeur d’une puissance de 10.000 kW thermiques

Outre le gaz naturel, cette chaudière est utilisée comme unité de valorisation du biogaz produit lors de la biométhanisation. C’est également au niveau de cette chaudière qui assure la post-combustion des vapeurs des lignes de cuisson.
L’installation de post-combustion est conçue pour traiter les buées incondensables et l’air ambiant provenant de la friteuse. Les gaz de combustion sont refroidis dans la chaudière à vapeur qui produit de la vapeur saturée. Les gaz de combustion sont aspirés par un ventilateur à travers la postcombustion.

Oxydateur thermique chez CL Warneton

Source : Demande de permis 2011-2012 de CL Warneton (Doc.: 10-Qualité de l’air.pdf)

Epuration par oxydation thermique – Post combustion

Pour permettre cette combustion, les composés doivent être portés à haute température (supérieure à leur température d’auto inflammation (point éclair)), pendant un temps de séjour suffisant pour permettre leur oxydation complète, en atmosphère oxydante. En effet, l’agent comburant(O2) doit être parfaitement mélangé aux espèces combustibles.

On parle, pour simplifier, de règle des “3T” :

  • Température : elle doit être supérieure à la température d’auto-inflammation Tig des espèces à détruire thermiquement. Elle est fonction des espèces à éliminer, la température minimale généralement considérée est 750°C. (…)
    La législation impose, en sortie de four, que les gaz soient portés à 850°C.
  • Temps de séjour : le temps de séjour des gaz doit être suffisant (varie selon les espèces).
    Le temps de séjour τs de la phase gaz, destiné à assurer l’oxydation des molécules organiques, est fonction du volume de la chambre de combustion, et du débit volumique des fumées oxydantes, à la température T de la chambre, soit :

Incinérateur à post-combustion chez CL Warnteon

Pour les composés organiques simples, ce temps doit être au minimum égal à 2 secondes, après la dernière introduction d’air.

      • Turbulence : le mélange de polluants et la quantité d’oxygène (>16%) doivent être satisfaites. Le nombre de Reynolds de l’écoulement du gaz dans la chambre doit être supérieur à 10 000, de façon à y garantir un écoulement en régime turbulent, permettant d’assurer le mélange complet des espèces avec l’oxygène.

La législation impose, en sortie de four, que les gaz soient portés à 850°C pendant au moins 2 secondes.

Source : Les polluants et les techniques d’épuration des fumées (p. 322) de Bicocchi (Editions Lavoisier Librairie)

Que dit la législation wallonne ?

21 février 2013 – Arrêté du Gouvernement wallon déterminant les conditions sectorielles relatives aux [grandes] installations de combustion (M.B. 11.03.2013) [A.G.W. 30.08.2018]

modifié par l’arrêté du Gouvernement wallon :
– du 30 août 2018 déterminant les conditions sectorielles relatives aux installations de combustion moyennes et modifiant diverses dispositions environnementales (M.B. 19.10.2018)

Lien: http://environnement.wallonie.be/legis/pe/pesect067.html

Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *