Les travaux de recalibrage de la Lys ont commencé

Warneton, le 8 septembre 2019 – Les travaux de recalibrage de la Lys qui a fait l’objet d’une Enquête Publique en France du lundi 15 octobre 2018 au vendredi 16 novembre 2018 inclus et du 18 mars 2019 au 1er avril 2019 en Belgique viennent de commencer avec l’abattage d’arbres situés en bordure de la rivière…

[supsystic-gallery id=5] Photos prises à la hauteur du magasin Deconninck à Warneton (Stéphane Efesotti).

La Lys se prépare au gabarit 4 400 t

Lentement mais sûrement, le recalibrage de la Lys se profile. Fin 2018, l’enquête s’est déroulée en France; elle arrive en Wallonie.

De nouveaux panneaux jaunes viennent de fleurir le long de la Lys. Cette fois, ils concernent une enquête publique qui est en cours jusqu’au 1er avril en vue de l’amélioration de la Lys mitoyenne entre Deûlémont et Halluin. Le demandeur est le S.P.W., département des voies hydrauliques de Tournai.

Concrètement, il s’agit de passer le tronçon au gabarit 4 400 tonnes et, pour la Wallonie, il concerne 5,585 km entre la confluence de la Lys et de la Deûle (Deûlémont) et l’amont de l’écluse de Comines.

À la consultation du dossier, on apprend que «l’opération de recalibrage de la Lys mitoyenne consiste essentiellement en l’augmentation du gabarit de la voie d’eau par un élargissement et un approfondissement, soit des travaux de terrassement, de reconstitution des berges et de dragage.»

L’objectif est de permettre le passage de bateaux-pousseurs de 185 m de long et de 11,40 m de large. Sous la ligne de navigation, le plafond de la Lys sera de 4,50 m. En effet, l’enfoncement des bateaux de 3,50 m est complété par un pied de pilote de 1 mètre.

Le maître d’œuvre du projet est l’État français, via les Voies Navigables de France, suivant une convention tripartite France/Wallonie/Flandre signée en 2018. Les matériaux excavés de ce tronçon sont donc à charge de l’État français. Entre 2009 et 2011, 70 échantillons de sédiment et 10 échantillons de terre franche ont été analysés. La conclusion: la totalité des matériaux à extraire ne présente pas de danger en matière d’écotoxicité.

Les VNF ont estimé à 330 000 m3 à gérer. Une partie sera placée en dépôt sur un terrain de 8 ha près du pont de Warneton.

D’autres matériaux serviront à l’aménagement des délaissés du Vert-Digue et de Comines.

34 m de large 4 m de profondeur

Concrètement, la Lys sera approfondie d’environ 1 mètre afin de créer un rectangle de navigation de 34 mètres de largeur sur 4 mètres de profondeur. Actuellement, il est de 28 mètres sur 3,50 m.

Les 6 mètres d’augmentation de largeur sont obtenus en redressant l’inclinaison des berges. Les talus obtenus seront maintenus au moyen de différentes techniques: enrochement, gabions sous eau ou en berge, palplanches, etc. Les travaux seront réalisés par voie fluviale avec appui terrestre.

Les chemins de halage côté belge ne seront pas impactés; côté français, certains seront déplacés. Par contre, des arbres et arbustes le long des berges seront abattus.

Des mesures compensatoires sont envisagées. Entre autres, la restauration du délaissé du Vert Digue. Le but est de restaurer des habitats d’intérêt pour la faune aquatique et des zones humides.

Les berges auront donc des talus en pente douce et les parties émergées seront recouvertes de terre végétale et ensemencées pour éviter la prolifération des espèces invasives.

Dans la partie aval, les berges resteront abruptes parce qu’elles comportent des niches qui constituent des habitants intéressants pour le martin-pêcheur.

Source : L’Avenir (Marie-France Philippo) – 23 mars 2019

Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *