Clarebout: nouvelle enquête publique

Enquête publique pour le 2e congélateur de CL Warneton
L’entreprise veut occuper l’espace contenu entre la voirie qui accède à la plateforme du Pont-Rouge et le congélateur déjà existant.

Clarebout n’abandonne pas son projet de congélateur. Il propose des compensations avec, à la clé, une enquête publique.

Une enquête se déroule du 12 au 27 février, liée à une demande de permis de CL Warneton en vue de la construction d’un congélateur automatique, d’un bâtiment logistique avec 15 quais et de nouvelles aires de parking.
Cette nouvelle enquête prend place dans le cadre de l’instruction d’un recours.

Sur base des recommandations du DNF1

Nous avons consulté le dossier de 25 pages2 au bureau technique. On y apprend que l’entreprise de frites surgelées a introduit une première demande, refusée, pour construire un congélateur en décembre 2016, puis a fait une deuxième, en juin 2019.
Le 30 septembre 2019, le collège refuse le permis unique sur base d’arguments environnementaux (absence de compensations, dérogation à la loi de la conservation de la nature, etc.).

À la suite de ce refus, CL Warneton introduit un recours administratif à l’encontre de la décision. Afin de l’analyser, le gouvernement wallon demande à une série de services et instances de donner son avis.

Le 13 janvier 2020, un premier rapport de synthèse favorable arrive sur le bureau des ministres compétents.
Par contre, quelques jours plus tard, un second rapport conclut au refus du permis au motif que « les conditions proposées par le Département de la nature et des forêts doivent être précisées et faire l’objet d’une enquête publique. »
Voici donc les raisons de l’enquête publique, qui se base sur les recommandations du DNF et des propositions de compensations environnementales de l’entreprise de frites.

Aménagements immédiats et à long terme

Pour pallier la surface qu’elle veut bétonner, CL Warneton envisage l’installation d’un bassin d’orage (26 ares) et d’une zone humide (29 ares) à proximité des nouvelles installations de l’usine.

En ce qui concerne la présence de milieux humides d’intérêt pour l’avifaune, en faible profondeur, elle présente l’aménagement en roselière (22 ares) de l’ancienne argilière de la briqueterie de la Lys, qu’elle a acquise.

L’entreprise scinde les aménagements en plusieurs catégories : ceux qui seront réalisés directement et ceux qui font partie d’une gestion à long terme.

Les aménagements express : la pose d’une clôture de deux mètres de hauteur autour de la propriété, avec passage possible de petite faune (ex. : les hérissons), la protection des saules, la création des roselières, l’installation d’une pompe afin de réguler les niveaux d’eau, la mise en place d’au moins quatre nichoirs à chauves-souris et d’au moins trois nichoirs pour petits passereaux, le nettoyage du site et la réalisation d’un monitoring d’une durée d’un an (analyse de la faune et de la flore).
À long terme, l’entreprise s’engage à perpétuer les milieux attractifs pour la biodiversité. Elle souhaite aussi transformer le petit bassin (2 ha) des anciennes briqueteries en roselière sèche et créer une mare de 40 ares sur un terrain à quelques dizaines de mètres de la Lys.

Les remarques, tant orales qu’écrites, peuvent être transmises à l’hôtel de ville3 jusqu’au 27 février.

Marie-France Philippo

Source : L’AVENIR – 13 février 2020

Notes :

1. DNF : Département de la nature et des forêts

2. Télécharger ce dossier

3. Vos observations écrites peuvent être adressées jusqu’au 27 février 2020 (14h00) à l’Hôtel de Ville, Place Sainte Anne 21, 7780 COMINES (B).
Par courriel à l’adresse e-mail d’Emmanuel DUBUC  : emmanuel.dubuc@villedecomines-warneton.be

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