Plus de 900 professionnels belges de la santé dénoncent les dangers de la 5G

Antennes 5G
Les signataires de cette lettre ouverte demandent au gouvernement de “faire appliquer le principe de précaution”. Une carte blanche publiée sur Le Spécialiste.

Ce principe n’a jamais été respecté, selon eux, malgré les nombreuses “preuves de nocivité” de l’exposition aux technologies sans fil, bientôt aggravée avec l’arrivée de la 5G. “Depuis 2011, les rayonnements électromagnétiques de RF (radiofréquences) – MO (micro-ondes) des technologies sans fil sont considérés par l’OMS comme possiblement cancérigènes (classe 2B), en grande partie à cause des risques accrus de gliomes et de neurinomes acoustiques chez les utilisateurs de longue date de téléphones cellulaires”, précisent-ils.

Surexposition problématique

Or, “la protection de la santé des citoyens, et des enfants en particulier, n’est pas assurée face à la surexposition à ces rayonnements électromagnétiques”, dénoncent-ils. Ainsi, les normes en vigueur ne tiennent pas compte “des expositions répétées et/ou prolongées” mais bien de “l’échauffement des tissus”, soit l’effet thermique uniquement. Ils rappellent que ces rayonnements pénètrent plus profondément chez l’enfant que chez l’adulte.

Risques évoqués sur la santé

Parmi les “effets biologiques” consécutifs à cette exposition prolongée, les signataires citent “des lésions de l’ADN”, susceptibles de provoquer des cancers, “des perturbations de la synthèse des protéines”, “des altérations des spermatozoïdes” et “des perturbations de la synthèse d’hormones”.

Multiplication des antennes-relais

La multiplication du nombre d’antennes relais nécessaires à l’installation du réseau 5G et l’hyper-connectivité de la société entraîneront forcément une augmentation généralisée des niveaux d’exposition aux ondes et fréquences. Dans cette situation, le risque sanitaire est “impossible à déterminer à l’avance”. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à qualifier cette transition technologique à une “expérimentation sur l’humain sans son consentement”, “sans certitude que le bénéfice pour la société soit plus important que le risque encouru”.

Leurs revendications

L’application du principe de précaution en vue de protéger la population, surtout les plus jeunes, les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées

Un moratoire sur le déploiement de la 5G en attendant des études d’impact sanitaire

La sensibilisation des citoyens, en particulier des parents, des adolescents et des femmes enceintes à un usage raisonné et responsable des objets connectés sans fil

L’établissement de normes d’exposition réellement protectrices basées sur les effets biologiques thermiques et non thermiques des champs et rayonnements électromagnétiques RF/MO

La création d’un centre de vigilance ou d’un organisme de recensement de symptômes en lien avec cette exposition.

917 professionnels de la santé ont signé cet appel en Belgique, dont 442 médecins et/ou spécialistes.

Source : 7SUR7.BE – 30 avril 2020

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