La 5G pourra débarquer dès le 1er août en Belgique

Antennes 5G

Dès le premier août prochain, les cinq opérateurs qui avaient fait la demande d’une bande de fréquences temporaire pourront se lancer dans le déploiement de la 5G.

L’arrivée de la 5G en Belgique se dessine encore un peu plus. Ce mercredi, l’IBPT, le régulateur du secteur, a annoncé l’octroi des licences provisoires aux cinq opérateurs qui en avaient fait la demande. Telenet, Orange, Proximus, Cegeka et Entropia pourront donc prochainement entamer leur déploiement. Techniquement, dès le 1er août prochain, ces sociétés pourront exploiter la bande de fréquences 3,6-3,8 MHz et se lancer dans l’installation de la 5G. Quelques freins subsistent toutefois encore, notamment à Bruxelles, où les normes d’émission restent trop exigeantes pour un déploiement commercial.

Cette étape lance néanmoins encore un peu plus la nouvelle technologie. Chaque nouveau réseau (2G, 3G, 4G…) nécessite la mise à disposition de bandes de fréquences électromagnétiques supplémentaires. Ces dernières étant détenues par l’Etat, elles sont systématiquement mises aux enchères. Le souci ici, c’est que pour diverses raisons, la Belgique tarde à mettre en place la procédure d’attribution. Il fallait donc réagir pour éviter que l’écart continue à se creuser entre notre pays et le reste de l’Europe.

Solution pas idéale

Le régulateur a donc eu l’idée il y a plusieurs mois de cette solution de bandes de fréquences temporaires, exploitables en attendant la suite. Un plan de secours utile, mais certainement pas idéal. “Nous avons fait le choix de proposer cette solution afin de débloquer la situation. Dans l’idéal, si la vente aux enchères avait été organisée plus tôt, nous n’aurions pas dû passer par cette étape temporaire”, regrette Michel Van Bellinghen, le président du régulateur.

Les licences temporaires seront exploitables jusqu’à la vente des officielles. “On espère que cela se fera l’année prochaine”, glisse le régulateur. En attendant donc, les cinq opérateurs se répartissent une bande réduite, offrant à chacun 40 MHz, soit bien moins que le nécessaire à long terme. “Dans l’idéal, un opérateur a besoin de 100 MHz, mais dans la plupart des pays, on tourne plutôt autour des 75 MHz sans que cela pose problème. Nous sommes ici bien en dessous, mais il s’agit d’une situation temporaire. De plus, nous ne nous attendons pas à ce que la demande soit maximale dès la mise à disposition des licences. Cela se fera petit à petit”, assure l’IBPT.

Initialement, l’octroi de ces bandes temporaires était prévu pour le mois de juin. “Nous avons pris du retard suite au succès de la consultation publique. Nous avons reçu près de 5.000 courriers”, explique Michel Van Bellinghen, qui en profite pour remettre une nouvelle fois les choses dans leur contexte. “Il s’agit ici d’une étape technique. Notre rôle est de gérer au mieux une ressource rare. Son exploitation concrète n’est pas de notre ressort. Nous espérons toutefois que les informations sur la 5G soient suffisantes et que les différents acteurs impliqués dans sa mise en place ne bloqueront pas le processus de déploiement”, ajoute le président de l’IBP.

Arnaud Martin

Source : LECHO.BE – 15 juillet 2020

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