Pétition – Avec les paysans du Pérou contre le libre-échange

Pollution par les epandages de presticides

En 2012, l’Union européenne a conclu un accord de libre-échange avec le Pérou, et la Colombie. L’Équateur a rejoint l’accord par la suite.
Un récent rapport montre que cette libéralisation des échanges commerciaux avec le Pérou, a des conséquences socio-économiques désastreuses pour 95% de paysannes et paysans péruviens qui voient arriver sur leurs marchés des produits alimentaires vendus à des prix avec lesquels ils ne peuvent pas rivaliser.

Sur la période 2014-2018, l’Union européenne a exporté au Pérou, plus de 26.000 tonnes de pommes de terre frites surgelées en provenance notamment de la Belgique et des Pays-Bas, soit une quantité trois fois plus grande qu’avant l’entrée en vigueur de cet accord.

Nos pommes de de terre européennes, coupées en frites, surgelées et emballées dans des sachets en plastique parcourent la moitié de la planète pour arriver dans les supermarchés péruviens où elles sont vendues moins chères que les produits locaux. Une aberration d’autant plus grande quand on sait que le Pérou est le pays d’origine de la pomme de terre qui offre la plus grande diversité de patates au monde ! Une infinie variété de pommes de terre andines, cultivées depuis des millénaires par des paysans soucieux d’en préserver toutes les diversités, est aujourd’hui menacée par l’arrivée de frites surgelées et standardisées, en provenance de l’U.E.

Ces frites européennes exportées à un moindre coût empêchent les producteurs péruviens de patates de vendre leurs propres produits sur place à un prix juste car la concurrence des pommes de terre européenne est trop forte. Résultat : les paysans péruviens ne parviennent plus à vivre de leur activité agricole.

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Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange, les importations de pommes de terre transformées en provenance de l’U.E ont augmenté de plus 40% et sur la même période, le prix au kilo de la patate a baissé de 20%.

En favorisant les exportations européennes vers le Pérou, cet accord met en concurrence l’agriculture européenne, performante, industrialisée et subsidiée par la politique agricole commune (PAC) et l’agriculture péruvienne, principalement paysanne et où une grande majorité ne reçoit aucun soutien du gouvernement…

Source : SOSFAIM.BE – 8 octobre 2020

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