Comines: la ministre n’était “pas favorable” au second congélateur

Second super congélateur de CL Warneton

Mardi, le député leuzois Hervé Cornillie a interrogé la Ministre de l’Environnement sur le feu vert accordé au second congélateur de Clarebout Potatoes. La ministre a détaillé les raisons qui ont poussé la Région à accorder le permis de construire à Clarebout Potatoes, décision toujours décriée par de nombreux observateurs.

Pour les opposants au second frigo de Clarebout, impossible d’oublier la date. Le 11 août dernier, les ministres Tellier et Borsus accordent leur feu vert à Clarebout Potatoes. L’entreprise flamande reçoit l’autorisation de construire une deuxième structure à côté de la première sur le site de Warneton.  “L’ensemble des acteurs (publics comme privés) de la région, militant contre l’entreprise en question, étaient persuadés au vu des éléments rassemblés que la décision finale leur serait favorable. Clarebout a en effet réputation de faire l’unanimité contre elle partout où elle cherche à s’installer. Notamment car de graves infractions environnementales sont constatées sur ses différents sites. Ces différents éléments avaient conduit le SPW à premièrement rendre un avis négatif”, rappelle d’ailleurs Hervé Cornillie. Le député leuzois a interpellé la ministre Céline Tellier, pour comprendre les motivations des décideurs, motivé par le recours déposé à l’unanimité par le conseil communal de Comines-Warneton et les motions de soutien votés par les communes françaises voisines.

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Comines-Warneton (B) se penche sérieusement sur ses zones inondables

Le chantier de construction de la plateforme portuaire au Pont-Rouge inondé
Photo : Association Deûlémont Environnement

Jusqu’à fin octobre, une enquête publique diligentée par le Gouvernement wallon est en cours à Comines-Warneton. Elle concerne les zones soumises à l’aléa d’inondation. Dans la commune frontalière, elles ont parfois suscité quelques crispations, notamment dues à Clarebout Potatoes ou aux pratiques de certains exploitants agricoles.

“L’enquête publique tombe à pic, expose Philippe Mouton. En une vingtaine d’années, la donne a changé. Sur le territoire, il y a des zones non répertoriées comme soumises à l’aléa d’inondation alors qu’elles le sont devenues avec le temps.” L’échevin du territoire prend la situation très au sérieux depuis de nombreuses années. Conseiller communal de l’opposition jusqu’en octobre 2018, Philippe Mouton avait plusieurs fois interpellé la classe politique et les citoyens de Comines-Warneton à ce sujet. Aujourd’hui, l’enquête publique permet un nouvel état des lieux, beaucoup plus complet que le dernier.

Quelles sont les zones à risque dans l’entité de Comines-Warneton ? “Elles se situent à Houthem, aux alentours de Ploegsteert, le long de la Douve à Warneton et au nord de Ten-Brielen”, poursuit l’échevin cominois. Ces différents secteurs sont potentiellement menacés. Philippe Mouton aimerait une prise de conscience globale chez ces concitoyens. “Nous sommes déjà intervenus pour empêcher des gens de remblayer des zones inondables alors qu’ils sont parfaitement au courant de la situation de ces terres. Parfois, il faut faire des mises en demeure pour les arrêter, déplore-t-il. Nous devons aussi nous confronter à certains agriculteurs qui veulent rehausser leurs champs. Des manœuvres qu’ils effectuent parfois la nuit ou le week-end pour ne pas croiser d’agents constatateurs. Ça nous arrive environ une fois par semaine. Comines-Warneton reçoit aussi les ruisseaux venus de Flandre. Si un agriculteur néerlandophone comble la vallée de ce ruisseau avec des remblais, c’est nous qui trinquons.”

 

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La Belgique, septième pays au classement des exportations de pesticides interdits en Europe

Epandage pesticides néonicotinoïdes fongicides

La Belgique a exporté en 2018 près de 5.000 tonnes de pesticides interdits en Europe vers des pays pauvres, selon une longue enquête de Greenpeace Royaume-Uni. Rien d’illégal. La législation européenne en matière de pesticides est l’une des plus sévères au monde sur son territoire, mais rien n’interdit la production et l’exportation hors de l’Union européenne.

Cancer et anomalies congénitales

Greenpeace Royaume-Uni et l’ONG suisse Public Eye ont réussi à consulter près de 400 documents qui prouvent ce commerce relevant du secret des affaires. La Belgique exporte essentiellement deux pesticides particulièrement controversés et interdits en Europe : l’acétochlore et la carbendazime.

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