Programme wallon de réduction des pesticides : l’échec annoncé

Pollution par les epandages de presticides
En Belgique, les ventes de pesticides varient légèrement chaque année mais n’ont plus diminué depuis 2010, ressort-il d’une enquête à paraître lundi 6 juillet dans le deuxième numéro de Tchak! – La revue paysanne et citoyenne qui tranche. 

La Belgique reste aussi parmi les plus gros consommateurs européens de produits phytopharmaceutiques : 4,9 kilos de substances actives en moyenne par hectare de surface agricole en 2017, contre 2,5 en France, d’après les calculs du Bureau fédéral du plan. Pourtant, des plans de réduction ont été adoptés à tous les niveaux de pouvoir.
L’enquête de Tchak! s’est penchée particulièrement sur le Programme wallon de réduction des pesticides. Tout porte à croire que son volet agricole sera un échec, affirme le magazine trimestriel, qui a récolté les témoignages de dizaines d’acteurs mobilisés par sa mise en oeuvre. Les moyens humains font largement défaut pour assurer le suivi. Au sein de l’administration, on attend depuis 2012 l’engagement de deux personnes.

La Belgique reste aussi parmi les plus gros consommateurs européens de produits phytopharmaceutiques : 4,9 kilos de substances actives en moyenne par hectare de surface agricole en 2017, contre 2,5 en France

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L’agroécologie peut nous sauver

Agroécologie

Ingénieur agronome, Marc Dufumier a découvert l’agroécologie à 22 ans, non sur les bancs d’AgroParisTech où il était étudiant, mais à Madagascar, lorsque des femmes analphabètes l’ont initié à une agriculture paysanne respectueuse de l’Homme et de son environnement. Devenu professeur à AgroParisTech et expert sur des missions de terrain aux quatre coins du monde, il est aujourd’hui l’un des spécialistes les plus reconnus dans le domaine de l’agroécologie.

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3600 scientifiques interpellent la “désastreuse” politique agricole européenne

Pollution par les epandages de presticides

3600 scientifiques, dont 137 Belges demandent aux institutions européennes d’améliorer “drastiquement” la proposition pour la Politique Agricole Commune afin qu’elle “cesse de nuire à l’environnement”. Leur constat est sans appel. Pour eux, la PAC, telle que proposée actuellement, voit ses ambitions environnementales diluées et risque de mettre en danger le Pacte Vert pour l’Europe.

Une déclaration qui intervient au moment même où le budget européen 2021-2027 est en cours négociation, y compris la part qui devrait être allouée à la PAC et à quelles conditions.

Dépenser l’argent des contribuables dans une agriculture respectueuse de la planète.

Sécurité alimentaire, protection de la biodiversité et atténuation du changement climatique, les signataires proposent dix actions urgentes pour “inverser les processus destructeurs en cours et permettre de dépenser l’argent des contribuables dans une agriculture respectueuse de la planète”. Il est question de 60 milliards d’euros annuels (l’ensemble des subsides aux institutions européennes) dont 40% constituent le budget de la PAC. “L’argent public ne devrait financer que des pratiques agricoles qui respectent l’environnement”, concluent les signataires.
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Insecticides : l’arrêté wallon interdisant l’usage des néonicotinoïdes est annulé

Abeille en train de butiner
Photo : edmondlafoto | Pixabay

Le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté wallon de mars 2018 qui interdit l’usage des néonicotinoïdes, ont annoncé lundi les fédérations Phytofar et Bioplus-Probois. L’arrêt se fonde sur le non-respect des compétences régionales.

Les néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides souvent mis en cause dans la mortalité des abeilles. Ils sont notamment utilisés dans la culture de la betterave. Le texte wallon suit une résolution votée en novembre 2017 par le parlement wallon. L’interdiction générale de ces produits sur le territoire de la Région alors même qu’ils auraient été autorisés par les autorités fédérales mettait à mal le principe de loyauté fédérale, selon les deux fédérations.

Phytofar, Bioplus ainsi que les entreprises de produits phytosanitaires Bayer et Certis ont introduit un recours au Conseil d’Etat contre l’arrêté. Jeudi, la Haute juridiction leur a donné raison.

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Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète

Un rapport rédigé par des experts de l’ONU alarme sur les conséquences de l’usage des pesticides. Ces chercheurs souhaitent l’élaboration d’un traité mondial contraignant et promeuvent “l’agroécologie“.

Pollution par les epandages de presticides
Photo : Pixabay

C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un “mythe” : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050. C’est totalement faux, démonte un rapport présenté le 8 mars au conseil des droits de l’homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des “stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique“.
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Mythes et mensonges de l’agro-industrie pour bloquer la transition agricole

On utilise de moins en moins de pesticides ? Le bio, incapable de nourrir 10 milliards d’humains ? Les agriculteurs, responsables du désastre écologique ? Alors que la transition agricole est désormais une urgence, le discours bien rôdé de l’agro-industrie rend bien souvent inaudibles les arguments en faveur de modèles de production vraiment durables et efficaces. Voici le “Top 10” de ces arguments mensongers, et comment y répondre.

Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

Mythe 1 – “Les pesticides font l’objet de tests scrupuleux, ceux qui sont autorisés ne sont pas toxiques”

Nombre de pesticides ont été autorisés, avant d’être retirés du marché, des années ou des décennies plus tard, quand leurs dégâts sur l’environnement ou la santé humaine sont devenus irréfutables. Ces retraits démontrent que les évaluations réalisées en amont de leur commercialisation sont insuffisantes ou inadaptées. Elles reposent en outre sur des données fournies par les industriels eux-mêmes.
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Agriculture – Pourquoi les sols s’épuisent-ils?

La fertilité des sols s’effondre. Le responsable pourrait bien être une pratique ancestrale. “C’est le labour, c’est le travail du sol qui est responsable. […] Quand on aura compris qu’il faut arrêter de labourer les sols, on aura fait un grand pas”, affirme Erwan Caradec, agriculteur. Près de la moitié des sols de la planète est en mauvais état. La faute à l’érosion, au réchauffement climatique, à la pollution, mais aussi donc à certaines pratiques agricoles.

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Sécheresse en Flandre : espérer la pluie ne suffit plus

En Flandre, la commission sur la sécheresse est sur le point de recommander une interdiction de captation de l’eau particulièrement précoce pour la saison et sans précédent pour les provinces flamandes. Une interdiction qui pénalise notamment le secteur de l’agriculture. Pour Greenpeace, les agriculteurs font partie de la solution.

Sécheresse en Flandre : espérer la pluie ne suffit plus

Pour la quatrième année consécutive, la flandre est confrontée à une grave sécheresse, nous nous dirigeons vers une pénurie d’eau” , explique Matteo De Vos, expert en agriculture écologique chez Greenpeace Belgique. “Une alarme qui sonne particulièrement tôt cette année. Cette pénurie d’eau fera-t-elle enfin comprendre à nos politiciens que nous prenons pas au sérieux le réchauffement climatique, principale cause de l’augmentation de la chaleur et de la sécheresse? Nous l’espérons. Alors que nos agriculteurs sont loin de se remettre de la crise du Covid-19, le choc suivant est déjà là. Heureusement, les agriculteurs ne sont pas seulement une des victimes du changement climatique : ils peuvent aussi faire partie de la solution“. Poursuivre la lecture

Qualité de l’air dégradée ce week-end au nord

28 mars 2020 – Le nord de la France connaît un épisode de pollution aux particules fines ce week-end.

Crédit : La Chaîne Météo

Depuis le milieu de la semaine, avec l’installation de conditions anticycloniques en Europe, la pollution aux particules  est assez importante sur le nord de la France.

(…)

Pourquoi plus de particules ?

Les hautes pressions jouent en plus le rôle d’un couvercle en empêchant les échanges entre les différentes couches de l’atmosphère ce qui entraîne l’accumulation des polluants au fil des jours. En été, les rayons solaires réchauffent les basses couches ce qui déstabilise la masse d’air. Par conséquent, des mouvements verticaux se mettent en place ce qui a pour effet de diluer les polluants.

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Voici une simple question posée par rapport, non pas aux agriculteurs mais bien certains irrespectueux entrepreneurs agricoles

Pollution par les epandages de presticides

Par Martin Windels
11 mars 2020

QUESTION
Pouvez-vous répondre ou me donner une piste afin de m’orienter ?
Lorsque un champ est pulvérisé
1) une distance minimum est-elle imposée ?
2) Si oui, quelle est cette distance et par rapport à quoi (limite de propriété, espace habité…) ?

REPONSE : bref, incontrôlable. Et c’est pas moi qui ferais confiance à ces irrespectueux

Depuis le 1er janvier 2019, il y a une obligation d’utiliser un système anti-dérive de minimum 50 %.

La largeur des zones tampons à respecter est indiquée sur les étiquettes des produits phyto, elle varie donc en fonction des produits. Les buses anti-dérive permette de réduire la largeur de ces bandes.

Cependant, des zones tampons de minimum 6 mètres sont obligatoires à proximité des eaux de surfaces.

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