Corona et une mauvaise récolte posent problème aux producteurs de pommes de terre: les prix chutent de 110 euros à 30 euros la tonne

Pommes de terre
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Traduit du néerlandais par P. M.

Les producteurs de pommes de terre ont peu de raisons d’être optimistes. Les prix payés par l’industrie de la frite restent bas. Et maintenant, il y a aussi une mauvaise récolte, ce qui signifie que moins de pommes de terre peuvent être vendues aux chaînes de supermarchés et à d’autres commerçants. Les prix ont chuté de 110 euros à 30 euros la tonne.

Les producteurs de pommes de terre tirent en grande partie leurs revenus de deux sources. D’une part des pommes de terre qu’ils vendent à l’industrie, qui les transforme en chips (surgelées) et en produits de pommes de terre pour la restauration (les pommes de terre frites). Et d’autre part des pommes de terre qu’ils vendent aux chaînes de supermarchés et aux détaillants.

Le confinement tue la demande et les prix

Les prix qu’ils obtiennent de l’industrie sont bas depuis longtemps. Cela est principalement dû au virus corona et au confinement qui a eu lieu. En raison de ce confinement, les établissements de restauration ont été fermés pendant longtemps et plus aucun événement n’a été organisé. En conséquence, la demande de frites industrielles (surgelées) a chuté et l’industrie de la transformation des pommes de terre s’est retrouvée avec des excédents.

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Écologie de façade. Le gouvernement réintroduit les insecticides tueurs d’abeilles

Epandage pesticides néonicotinoïdes fongicides
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Sous la pression des lobbys de cultivateurs de betteraves qui font face à une épidémie de jaunisse virale, le gouvernement a décidé de ré-autoriser un insecticide néonicotinoïde “tueurs d’abeilles”. Une décision qui dévoile la nature de ce gouvernement qui prétendait opérer un tournant écologique il y a un peu moins d’un mois.

Véhiculée par des pucerons verts, les champs agro-industriels de betteraves sont touchés depuis le début de cet été par une épidémie viral de jaunisse qui peuvent entraîner des baisses de rendement de 30 à 50%. Face à cette épidémie, le puissant syndicat des cultivateurs de betteraves affilié à la FNSEA a obtenu la dérogation pour de nouveau épandre des insecticides dits “tueurs d’abeilles” interdit depuis septembre 2018 pour protéger les abeilles pollinisatrices. La France étant le premier producteur de sucre en Europe grâce à la betterave sucrière ; la puissante filière agro-industrielle dont les profits se comptent en milliards d’euros par an, craint pour la production de cette année.

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Agriculture. Une étude confirme le lien entre cancer et pesticides

Pollution par les epandages de presticides

L’étude AgriCan (agriculture et cancer), qui vient d’être actualisée, confirme le lien entre certains cancers (prostate, myélome1 et lymphome2) chez les agriculteurs et l’utilisation de produits phytosanitaires.

Les agriculteurs développent un risque professionnel de cancers liés à l’utilisation de pesticides.” Le constat du docteur Pierre Lebailly, chercheur épidémiologiste (Unité Inserm, Centre François Baclesse) n’est pas nouveau mais le scientifique rappelle que la situation ne s’est pas améliorée depuis le précédent point d’étape de la cohorte AgriCan (agriculture et cancer) en 2014.

Cette étude lancée en 2005 par la Mutualité sociale agricole (MSA) vise à établir les liens entre cancers et activités agricoles. Elle est menée, dans onze départements, auprès de 181 842 personnes affiliées à la MSA (chef d’exploitations mais aussi conjoint, saisonniers, salariés). Il s’agit de la plus grande cohorte au monde. L’enquête vient d’être réactualisée (2014-2019).

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Coronavirus. L’agriculture intensive augmente les risques de pandémie selon une étude

Pollution par les epandages de presticides

L’exploitation des terres pour l’agriculture intensive, qui rapproche des humains les animaux sauvages dont l’habitat est dérangé, rend plus probable la survenue de pandémies telles que celle du Covid-19, selon une étude publiée ce mercredi 5 août.

Selon une étude publiée ce mercredi 5 août dans la prestigieuse revue Nature, les maladies dont sont porteurs les animaux sauvages ont plus de risque d’être transmises aux humains en raison de l’évolution de l’usage des terres utilisées pour l’agriculture.

L’ONU estime que trois-quarts des terres de la planète ont été largement dégradés par les activités humaines depuis le début de l’ère industrielle.

Un tiers des terres et trois-quarts de l’eau douce sont en particulier utilisés par l’agriculture.

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Programme wallon de réduction des pesticides : l’échec annoncé

Pollution par les epandages de presticides
En Belgique, les ventes de pesticides varient légèrement chaque année mais n’ont plus diminué depuis 2010, ressort-il d’une enquête à paraître lundi 6 juillet dans le deuxième numéro de Tchak! – La revue paysanne et citoyenne qui tranche. 

La Belgique reste aussi parmi les plus gros consommateurs européens de produits phytopharmaceutiques : 4,9 kilos de substances actives en moyenne par hectare de surface agricole en 2017, contre 2,5 en France, d’après les calculs du Bureau fédéral du plan. Pourtant, des plans de réduction ont été adoptés à tous les niveaux de pouvoir.
L’enquête de Tchak! s’est penchée particulièrement sur le Programme wallon de réduction des pesticides. Tout porte à croire que son volet agricole sera un échec, affirme le magazine trimestriel, qui a récolté les témoignages de dizaines d’acteurs mobilisés par sa mise en oeuvre. Les moyens humains font largement défaut pour assurer le suivi. Au sein de l’administration, on attend depuis 2012 l’engagement de deux personnes.

La Belgique reste aussi parmi les plus gros consommateurs européens de produits phytopharmaceutiques : 4,9 kilos de substances actives en moyenne par hectare de surface agricole en 2017, contre 2,5 en France

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L’agroécologie peut nous sauver

Agroécologie

Ingénieur agronome, Marc Dufumier a découvert l’agroécologie à 22 ans, non sur les bancs d’AgroParisTech où il était étudiant, mais à Madagascar, lorsque des femmes analphabètes l’ont initié à une agriculture paysanne respectueuse de l’Homme et de son environnement. Devenu professeur à AgroParisTech et expert sur des missions de terrain aux quatre coins du monde, il est aujourd’hui l’un des spécialistes les plus reconnus dans le domaine de l’agroécologie.

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3600 scientifiques interpellent la “désastreuse” politique agricole européenne

Pollution par les epandages de presticides

3600 scientifiques, dont 137 Belges demandent aux institutions européennes d’améliorer “drastiquement” la proposition pour la Politique Agricole Commune afin qu’elle “cesse de nuire à l’environnement”. Leur constat est sans appel. Pour eux, la PAC, telle que proposée actuellement, voit ses ambitions environnementales diluées et risque de mettre en danger le Pacte Vert pour l’Europe.

Une déclaration qui intervient au moment même où le budget européen 2021-2027 est en cours négociation, y compris la part qui devrait être allouée à la PAC et à quelles conditions.

Dépenser l’argent des contribuables dans une agriculture respectueuse de la planète.

Sécurité alimentaire, protection de la biodiversité et atténuation du changement climatique, les signataires proposent dix actions urgentes pour “inverser les processus destructeurs en cours et permettre de dépenser l’argent des contribuables dans une agriculture respectueuse de la planète”. Il est question de 60 milliards d’euros annuels (l’ensemble des subsides aux institutions européennes) dont 40% constituent le budget de la PAC. “L’argent public ne devrait financer que des pratiques agricoles qui respectent l’environnement”, concluent les signataires.
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Insecticides : l’arrêté wallon interdisant l’usage des néonicotinoïdes est annulé

Abeille en train de butiner
Photo : edmondlafoto | Pixabay

Le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté wallon de mars 2018 qui interdit l’usage des néonicotinoïdes, ont annoncé lundi les fédérations Phytofar et Bioplus-Probois. L’arrêt se fonde sur le non-respect des compétences régionales.

Les néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides souvent mis en cause dans la mortalité des abeilles. Ils sont notamment utilisés dans la culture de la betterave. Le texte wallon suit une résolution votée en novembre 2017 par le parlement wallon. L’interdiction générale de ces produits sur le territoire de la Région alors même qu’ils auraient été autorisés par les autorités fédérales mettait à mal le principe de loyauté fédérale, selon les deux fédérations.

Phytofar, Bioplus ainsi que les entreprises de produits phytosanitaires Bayer et Certis ont introduit un recours au Conseil d’Etat contre l’arrêté. Jeudi, la Haute juridiction leur a donné raison.

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Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète

Un rapport rédigé par des experts de l’ONU alarme sur les conséquences de l’usage des pesticides. Ces chercheurs souhaitent l’élaboration d’un traité mondial contraignant et promeuvent “l’agroécologie“.

Pollution par les epandages de presticides
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C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un “mythe” : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050. C’est totalement faux, démonte un rapport présenté le 8 mars au conseil des droits de l’homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des “stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique“.
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Mythes et mensonges de l’agro-industrie pour bloquer la transition agricole

On utilise de moins en moins de pesticides ? Le bio, incapable de nourrir 10 milliards d’humains ? Les agriculteurs, responsables du désastre écologique ? Alors que la transition agricole est désormais une urgence, le discours bien rôdé de l’agro-industrie rend bien souvent inaudibles les arguments en faveur de modèles de production vraiment durables et efficaces. Voici le “Top 10” de ces arguments mensongers, et comment y répondre.

Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

Mythe 1 – “Les pesticides font l’objet de tests scrupuleux, ceux qui sont autorisés ne sont pas toxiques”

Nombre de pesticides ont été autorisés, avant d’être retirés du marché, des années ou des décennies plus tard, quand leurs dégâts sur l’environnement ou la santé humaine sont devenus irréfutables. Ces retraits démontrent que les évaluations réalisées en amont de leur commercialisation sont insuffisantes ou inadaptées. Elles reposent en outre sur des données fournies par les industriels eux-mêmes.
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