Agriculture – Pourquoi les sols s’épuisent-ils?

La fertilité des sols s’effondre. Le responsable pourrait bien être une pratique ancestrale. “C’est le labour, c’est le travail du sol qui est responsable. […] Quand on aura compris qu’il faut arrêter de labourer les sols, on aura fait un grand pas”, affirme Erwan Caradec, agriculteur. Près de la moitié des sols de la planète est en mauvais état. La faute à l’érosion, au réchauffement climatique, à la pollution, mais aussi donc à certaines pratiques agricoles.

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Sécheresse en Flandre : espérer la pluie ne suffit plus

En Flandre, la commission sur la sécheresse est sur le point de recommander une interdiction de captation de l’eau particulièrement précoce pour la saison et sans précédent pour les provinces flamandes. Une interdiction qui pénalise notamment le secteur de l’agriculture. Pour Greenpeace, les agriculteurs font partie de la solution.

Sécheresse en Flandre : espérer la pluie ne suffit plus

Pour la quatrième année consécutive, la flandre est confrontée à une grave sécheresse, nous nous dirigeons vers une pénurie d’eau” , explique Matteo De Vos, expert en agriculture écologique chez Greenpeace Belgique. “Une alarme qui sonne particulièrement tôt cette année. Cette pénurie d’eau fera-t-elle enfin comprendre à nos politiciens que nous prenons pas au sérieux le réchauffement climatique, principale cause de l’augmentation de la chaleur et de la sécheresse? Nous l’espérons. Alors que nos agriculteurs sont loin de se remettre de la crise du Covid-19, le choc suivant est déjà là. Heureusement, les agriculteurs ne sont pas seulement une des victimes du changement climatique : ils peuvent aussi faire partie de la solution“. Poursuivre la lecture

Qualité de l’air dégradée ce week-end au nord

28 mars 2020 – Le nord de la France connaît un épisode de pollution aux particules fines ce week-end.

Crédit : La Chaîne Météo

Depuis le milieu de la semaine, avec l’installation de conditions anticycloniques en Europe, la pollution aux particules  est assez importante sur le nord de la France.

(…)

Pourquoi plus de particules ?

Les hautes pressions jouent en plus le rôle d’un couvercle en empêchant les échanges entre les différentes couches de l’atmosphère ce qui entraîne l’accumulation des polluants au fil des jours. En été, les rayons solaires réchauffent les basses couches ce qui déstabilise la masse d’air. Par conséquent, des mouvements verticaux se mettent en place ce qui a pour effet de diluer les polluants.

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Voici une simple question posée par rapport, non pas aux agriculteurs mais bien certains irrespectueux entrepreneurs agricoles

Pollution par les epandages de presticides

Par Martin Windels
11 mars 2020

QUESTION
Pouvez-vous répondre ou me donner une piste afin de m’orienter ?
Lorsque un champ est pulvérisé
1) une distance minimum est-elle imposée ?
2) Si oui, quelle est cette distance et par rapport à quoi (limite de propriété, espace habité…) ?

REPONSE : bref, incontrôlable. Et c’est pas moi qui ferais confiance à ces irrespectueux

Depuis le 1er janvier 2019, il y a une obligation d’utiliser un système anti-dérive de minimum 50 %.

La largeur des zones tampons à respecter est indiquée sur les étiquettes des produits phyto, elle varie donc en fonction des produits. Les buses anti-dérive permette de réduire la largeur de ces bandes.

Cependant, des zones tampons de minimum 6 mètres sont obligatoires à proximité des eaux de surfaces.

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Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

Notre environnement est contaminé par de multiples résidus de pesticides dont l’impact à long terme sur la santé des populations est sujet à débats et inquiétudes. Afin de mimer cette exposition chronique à bas bruit, les chercheurs ont traité des souris transgéniques, modèle de la maladie d’Alzheimer avec un cocktail de composés antifongiques, à la dose réglementaire de 0.1 μg/L, présents dans l’eau de boisson. Les résultats, publiés dans la revue Environmental Health Perspectives, montrent que l’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation.

L’emploi massif de pesticides entraîne une pollution de tous les milieux (air, eaux, sols) et une contamination des denrées alimentaires par de multiples résidus. Il est difficile de déterminer les effets à long terme sur la santé humaine de l’exposition chronique à ces multiples résidus, c’est pourquoi il est important de mimer cette contamination silencieuse dans des modèles animaux. Le vaste choix de molécules présentes sur le marché allié à la multiplicité des combinaisons de résidus de pesticides peut vite compliquer la tâche. Cependant, une famille de composés antifongiques de la classe des anilinopyrimidines a particulièrement retenu l’attention des chercheurs étant donné la fréquence des résidus de cyprodinil, de mepanipyrim et de pyrimethanil retrouvés dans l’alimentation des français (Etude ANSES TDS2, 2011) et leur environnement.

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Lettre ouverte aux agriculteurs de Comines-Warneton

Warneton, le 2 mars 2020

Cette lettre a pour but de dissiper un malentendu.
Depuis 1970 un climat de méfiance et parfois d’agressivité oppose les agriculteurs et les défenseurs de la Nature et de l’Environnement.
Nous croyons qu’il s’agit, en fait, d’une incompréhension réciproque.
Soyons clairs. Les agriculteurs souffrent actuellement d’un manque de considération. Ils pensent qu’on les accusent d’empoisonner les hommes et la Nature entière et en même temps ils voient leurs revenus diminuer, leurs dettes s’alourdir  et la survie de leurs exploitations être menacées.
Et pourtant, la majorité des gens affirment les respecter et reconnaît leur rôle dans la société. Sans les agriculteurs l’humanité ne pourrait se nourrir.
Que s’est-il donc passé depuis 1970 ? Des scientifiques ont découvert une nouvelle science : l’Ecologie. Très vite, il sont mis en évidence des rapports et des équilibres entre le sol, l’eau, l’air et les êtres vivants.
De cette étude s’est dégagée une constatation : l’Humanité doit se remettre en question ; si on continue comme cela on va droit dans le mur !
50 ans plus tard, tout ce confirme : le réchauffement climatique, la disparition des espèces, la dégradation de l’air, des sols, des rivières et des océans.
Il faut changer notre mode de vie, diminuer nos rejets de CO2, réduire les transports, préférer les circuits courts, le biodégradable et réduire notre consommation énergétique.
Et, bien entendu, l’agriculture ne peut échapper à cette révolution. Elle aussi doit respecter les équilibres, elle aussi doit revoir ses pratiques, elle aussi doit savoir se remettre en question.
Nous savons que ce n’est pas facile, les habitude sont tenaces. On vous a fait croire pendant 50 ans que le progrès c’étaient des machines de plus en plus lourdes et coûteuses et des produits phytosanitaires de plus en plus performants. Et nous ne parlons pas de l’artificialisation des terres agricoles par l’IEG qui ampute la surface de vos exploitations pour créer de nouveaux zonings….
Et puis, à l’époque, il fallait nourrir une population en pleine expansion.
Aujourd’hui, les besoins ne sont plus les mêmes, la qualité est préférée à la quantité, les légumes à la viande et les produits naturels à l’aliment industriel.
Une agro-transition s’impose mais nous ne voulons pas qu’elle se fasse au détriment des agriculteurs.

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Elevage porcin à Ploegsteert, toujours plus…

par Guy Lauwarier
19 août 2019

Bâtiments existants élevage porcin Taveirne
Photo : Stop aux élevages à Comines-Warneton et ailleurs

Après les relents d’huile de friture de Clarebout Potatoes, voici les odeurs de cochons de la S.A. Taveirne de Ploegsteert.

Une fois de plus, la grosse industrie agro-alimentaire menace de “parfumer” davantage l’air que nous respirons.

Le projet de transformer les porcheries d’élevage de la route de Neuve-Eglise en porcheries d’engraissement aurait pour résultat d’élever leur capacité à un total de 11 880 porcs.

Au livre des records, la population porcine dans notre ville a déjà dépassé la population humaine.

Refusé en 2017 ce projet refait surface. L’enquête publique se termine le 30 août prochain.

Citoyens de Comines-Warneton, bougez-vous !

Ferme Taveirne Ploegsteert demande de permis - enquête publique
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

En déposant une simple note de refus à l’hôtel de ville ou par courriel à Emmanuel Dubuc (email : emmanuel.dubuc@villedecomines-warneton.be) vous donnerez plus de poids aux autorités communales pour faire face au laxisme, sinon à la complaisance du fonctionnaire délégué de la Région wallonne.

Cette entreprise qui entre parenthèses crée peu d’emplois produirait au minimum 250 000 litres de lisier par jour qu’il faut traiter, transporter et épandre.

A une époque où la consommation de viande diminue, où la pollution sous toutes ses formes menace notre environnement et notre santé, où la production de CO2 entraîne des dérèglements climatiques, où l’on essaie de réduire au maximum le nombre de poids lourds sur les routes,  autoriser, après un premier refus, une entreprise comme celle-là à se développer serait de l’inconscience et de l’irresponsabilité !

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Une étude démontre l’importante exposition aux pesticides de populations rurales en Wallonie

En Wallonie, des centaines de milliers de personnes habitent en zone agricole. Leur jardin n’est parfois séparé des champs que par une simple clôture, un mur ou une haie. L’étude Propulpp, coordonnée par l’Institut scientifique de service public (ISSEP), a mesuré l’exposition de ces populations rurales aux pesticides dans les heures et les jours qui suivent les pulvérisations.

Les chercheurs ont installé des capteurs de produits chimiques dans des cours d’école ou dans des jardins… une vingtaine de sites différents en Wallonie. Et ils ont enregistré systématiquement, dans l’air et sur le sol, les quantités de produits phytopharmaceutiques, à commencer par ceux pulvérisées par l’agriculteur propriétaire du champs voisin.

“Des pics de pollution inquiétants”

Les chercheurs constatent que l’essentiel de la pollution se produit durant les deux heures qui suivent la pulvérisation mais certains produits continuent à se déposer ou à flotter dans les jardins ou les cours de récréation parfois 12 heures ou même 24 heures plus tard. En d’autres termes, il ne suffit pas de fermer les fenêtres ou de faire rentrer les enfants pendant la durée de la pulvérisation pour les protéger complètement. Deuxième enseignement : certes, la pollution diminue à mesure que l’on s’éloigne du champ, mais elle est toujours bien présente à 50 mètres de distance.

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Source : RTBF.BE (26/03/2019)

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Signaler une intoxication aux pesticides

 

En route vers une agriculture sans pesticides ?

Que ce soit à travers les déboires médiatisés de Bayer qui a absorbé le sulfureux Monsanto ou via les plaintes des riverains de champs traités aux pesticides, la question de la fin de l’utilisation des nombreux pesticides pour l’environnement et la santé est au cœur de la transition de notre agriculture. La constitution de nouvelles majorités est un moment privilégié pour faire le point afin de convaincre nos politiques d’inscrire cette évolution indispensable dans les futures déclarations de politiques.

Le géant de la chimie Bayer, depuis qu’il a absorbé il y a un an la firme Monsanto est confronté à de nombreux revers ou scandales.

Il a perdu son procès contre le paysan français Paul François[1] ainsi que face au paysan américain E. Hardeman[2], ces paysans souffrant de cancers et autres sérieux problèmes de santé suite à l’utilisation de la substance active glyphosate (herbicide commercialisé notamment sous le nom Roundup).

Ce jeudi 9 mai, France 2 et Le Monde révèlent que Monsanto fichait de manière confidentielle 200 personnalités issues des média, d’ONG[3], de syndicats agricoles (FNSEA et la Confédération paysanne) voire même de partis politiques dont le député européen belge Philippe Lamberts… Elles sont classées en fonction du type de rapport qu’elles entretiendraient avec la très décriée firme.

Découvrira-t-on une liste avec des rebelles belges depuis le départ de la firme US de Fernelmont (ex Franc-Waret) suite à l’action de « décontamination » perpétrée par 200 militants, en mode carnavalesque, pour éviter la dissémination des OGM & la profusion des pesticides ad-hoc le 8 mai 2000[4] ? Les militants du groupe d’action du CAGE[5] ont tous été acquittés en justice après les discours à décharge de R. Riesel, P. Lannoye et la philosophe Isabelle Stengers et ce, malgré les fortes pressions de Monsanto[6]. Dans la foulée, des « essais illégaux » pratiqués par Monsanto ont même été évoqués… Mais faut-il s’étonner de telles pratiques de la part de la sulfureuse firme qui commercialisa l’« agent orange », firme qui aujourd’hui fait partie de Bayer au passé tout aussi inquiétant ?[7]

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Source : IEW.BE – 29/05/2019

Signaler une intoxication aux pesticides

Les voisins de champs traités, victimes collatérales de l’épandage de pesticides

Epandage de pesticides à proximité de nos habitations. Se détendre en famille dans son jardin, respirer l’air frais de la campagne… puis être aspergé d’un pesticide qui pique les yeux et gratte la gorge. Cette situation, des milliers de personnes l’ont déjà vécue car elles vivent à côté de champs traités.

Bientôt plus de 20 ans que le débat a lieu, 10 ans qu’une directive européenne oblige à prendre des dispositions nationales… et, enfin, on commence à voir poindre des mesures de protection pour tous les riverains des parcelles agricoles traitées. Pourtant, les deux textes censés aller dans ce sens, qui sont soumis à consultation publique depuis le 15 juillet 2019, sont bien loin de garantir une protection optimale aux riverains. Ce véritable enjeu de santé publique doit enfin être pris au sérieux par le gouvernement, c’est pourquoi France Nature Environnement et 34 associations du mouvement lancent une pétition pour une réelle protection de tous les habitants situés à proximité de parcelles agricoles.

La sortie des pesticides passe en priorité par la protection des riverains

Voilà bientôt un an que le mouvement des Coquelicots est lancé et que la grogne monte dans les territoires, réclamant au plus vite la sortie des pesticides. Et ça tombe bien. Cet été vont être mis en consultation publique deux projets de textes réglementant les mesures minimales de protection des riverains ainsi que les chartes d’engagements d’utilisation des pesticides des agriculteurs. C’est en réalité une obligation légale : la directive européenne 2009/128 impose aux Etats-membres de veiller à ce que l’utilisation des pesticides soit restreinte ou interdite vis-à-vis des personnes régulièrement exposées.

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