Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète

Un rapport rédigé par des experts de l’ONU alarme sur les conséquences de l’usage des pesticides. Ces chercheurs souhaitent l’élaboration d’un traité mondial contraignant et promeuvent “l’agroécologie“.

Pollution par les epandages de presticides
Photo : Pixabay

C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un “mythe” : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050. C’est totalement faux, démonte un rapport présenté le 8 mars au conseil des droits de l’homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des “stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique“.
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Mythes et mensonges de l’agro-industrie pour bloquer la transition agricole

On utilise de moins en moins de pesticides ? Le bio, incapable de nourrir 10 milliards d’humains ? Les agriculteurs, responsables du désastre écologique ? Alors que la transition agricole est désormais une urgence, le discours bien rôdé de l’agro-industrie rend bien souvent inaudibles les arguments en faveur de modèles de production vraiment durables et efficaces. Voici le “Top 10” de ces arguments mensongers, et comment y répondre.

Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

Mythe 1 – “Les pesticides font l’objet de tests scrupuleux, ceux qui sont autorisés ne sont pas toxiques”

Nombre de pesticides ont été autorisés, avant d’être retirés du marché, des années ou des décennies plus tard, quand leurs dégâts sur l’environnement ou la santé humaine sont devenus irréfutables. Ces retraits démontrent que les évaluations réalisées en amont de leur commercialisation sont insuffisantes ou inadaptées. Elles reposent en outre sur des données fournies par les industriels eux-mêmes.
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