Normes relatives à la qualité physico-chimique des eaux industrielles usées déversées dans les rivières

MEL - Prélèvement d'échantillons d'eau de la Lys pour analyse (2017)
Prélèvement par la MEL d’échantillons d’eau de surface de la Lys pour analyse devant l’usine Clarebout (2017)

Pollution organique

Origine et effets de la pollution organique
Les rejets renfermant des substances organiques sont à l’origine d’une consommation de l’oxygène présent dans le milieu aquatique qui les reçoit et peuvent, s’ils sont trop abondants, tuer le poisson par asphyxie. Une pollution par les matières organiques peut se caractériser par différents paramètres dont principalement :

    • La Demande Chimique en Oxygène ou DCO représente la quantité d’oxygène consommée, exprimée en milligrammes par litre, par les matières oxydables chimiquement contenues dans un effluent. Selon la méthode normalisée, il s’agit de l’oxydation par un excès de dichromate de potassium (K2Cr2O7) en milieu acide et à l’ébullition, des matières oxydables contenues dans l’effluent. La DCO constitue un précieux paramètre indicateur de la présence de polluants dans les eaux résiduaires. Elle est représentative de la majeure partie des composés organiques mais également de sels minéraux oxydables (sulfures, chlorures…).
      Les eaux résiduaires industrielles peuvent fréquemment atteindre des valeurs de plusieurs grammes par litre en demande chimique en oxygène.
    • La Demande Biologique en Oxygène au bout de 5 jours ou DBO5 exprime la quantité d’oxygène nécessaire à la destruction ou à la dégradation des matières organiques d’une eau par les micro-organismes du milieu. Pour une eau naturelle superficielle (rivière, étang,…), ce paramètre traduit la consommation d’oxygène relative au phénomène d’auto-épuration. Le dosage de la DBO5, qui traduit l’effet des transformations biochimiques relatives à la majeure partie des composés carbonés, est réalisé par comparaison entre la teneur initiale en oxygène dissous et la teneur résiduelle dans l’effluent après incubation à l’obscurité pendant 5 jours à 20 °C. Les valeurs de DBO5 mesurées dans l’industrie peuvent être très faibles pour des eaux résiduaires peu biodégradables et aller jusqu’à plusieurs grammes par litre dans des secteurs comme l’agro-alimentaire.
    • Le rapport DCO/ DBO5 : ce rapport donne une indication sur la biodégradabilité des effluents. Pour un rapport inférieur à 3, l’effluent est facilement biodégradable ; au delà de 5, l’effluent est difficilement biodégradable.
      Les flux de DCO peuvent s’exprimer en équivalent habitant (rejet moyen de 120 g/j par habitant).

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