La nature en Wallonie de plus en plus salie : 40% des 110 communes interrogées observent une hausse des déchets clandestins

Déchets clandestins

Les 25 et 26 mars dernier, l’asbl Be WaPP1 a mené une enquête auprès des 262 communes de Wallonie dans le but d’évaluer la recrudescence des dépôts clandestins et déchets sauvages depuis la mise en place des mesures strictes visant à enrayer la pandémie de coronavirus. 110 répondants, représentant un total de 101 communes, ont réagi à cette enquête, ce qui correspond à un taux de réponse de 39%.

– Près d’une commune sur deux (44%), constate un accroissement des dépôts clandestins depuis le milieu du mois de mars. Les déchets les plus fréquemment cités sont les encombrants, les ordures ménagères et les déchets verts. En termes de localisations les plus mentionnées, l’on trouve les zones agricoles, les zones boisées et les points d’apport pour déchets tels que les bulles à verres et à textiles.

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Plus de 250 scientifiques appellent à repenser d’urgence notre mode de développement

Une opinion signée par plus de 250 scientifiques (Voir la liste des signataires).

New York est devenue le nouvel épicentre de la pandémie mondiale du Covid-19. Une ville morte, perturbée seulement par le bruit du va-et-vient des ambulances. Mais c’est à New York aussi que, il y a moins de cinq ans, les chefs d’État et de gouvernement, réunis au siège de l’Organisation des Nations Unies, s’engageaient sur une nouvelle feuille de route pour l’humanité, en adoptant 17 Objectifs de développement durable à atteindre à l’horizon 2030.

New York devient ainsi la ville symbole de cet écart entre la réponse immédiate à l’urgence, l’ici et le maintenant, et la capacité de projection et d’engagement, à l’échelle de la planète, pour un avenir durable à long terme. Nous pensons que cet écart est dangereux. Nous invitons chacune et chacun à chercher comment les mesures prises dans l’immédiat en réponse à la crise peuvent contribuer à préparer cet avenir vivable pour toutes et tous — à “Transformer notre monde”, comme nous y invite l’Agenda de développement durable à l’horizon 2030.

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Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit

Texte poignant de Coline Serreau qui ne mâche pas ses mots…

Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise.

Coline Serreau

par Coline Serreau

Le gouvernement gère l’épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s’en protéger en faisant vivre l’espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d’affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l’équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l’intelligence collective et populaire se manifeste.
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Après la pandémie

Après la pandémie

Chute du mur de Berlin en 1989, attaque sur les tours du World Trade Centre en 2001, explosion de la bulle des subprimes et panique financière en 2008, et à présent la pandémie du Covid-19… Tous les dix ans à peu près, des bouleversements systémiques nous conduisent à interroger notre représentation du monde, notre idée de la flèche du temps, la signification même que nous attachons aux mots de « progrès » ou de « développement ».

La crise est sanitaire. Elle a déjà débouché sur une crise financière. Elle annonce une crise économique majeure, avec des fermetures d’entreprises en chaîne, une augmentation brutale du chômage, et une mise à l’épreuve des systèmes de protection sociale dans toutes les régions du monde.

Notre devoir aujourd’hui est de savoir lire, dans ces crises, la possibilité d’une refondation de notre vivre ensemble autour de valeurs fortes, positives et partagées, en adéquation avec les limites planétaires.

C’est notre dernière chance. Depuis quarante ans, les inégalités se sont creusées presque partout. Nous sommes témoins de la sixième extinction massive des espèces, d’une dramatique dégradation des sols, et d’une accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui transforment peu à peu la Terre en étuve. Les phénomènes météorologiques extrêmes vont se multiplier, avec des impacts importants notamment sur la production alimentaire. Les migrations forcées de population vont augmenter en conséquence : le nombre de réfugiés climatiques pourrait s’élever en 2050 à 140 millions (selon la Banque mondiale), voire 200 millions (selon l’Organisation des Nations Unies).
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