Une étude démontre l’importante exposition aux pesticides de populations rurales en Wallonie

En Wallonie, des centaines de milliers de personnes habitent en zone agricole. Leur jardin n’est parfois séparé des champs que par une simple clôture, un mur ou une haie. L’étude Propulpp, coordonnée par l’Institut scientifique de service public (ISSEP), a mesuré l’exposition de ces populations rurales aux pesticides dans les heures et les jours qui suivent les pulvérisations.

Les chercheurs ont installé des capteurs de produits chimiques dans des cours d’école ou dans des jardins… une vingtaine de sites différents en Wallonie. Et ils ont enregistré systématiquement, dans l’air et sur le sol, les quantités de produits phytopharmaceutiques, à commencer par ceux pulvérisées par l’agriculteur propriétaire du champs voisin.

“Des pics de pollution inquiétants”

Les chercheurs constatent que l’essentiel de la pollution se produit durant les deux heures qui suivent la pulvérisation mais certains produits continuent à se déposer ou à flotter dans les jardins ou les cours de récréation parfois 12 heures ou même 24 heures plus tard. En d’autres termes, il ne suffit pas de fermer les fenêtres ou de faire rentrer les enfants pendant la durée de la pulvérisation pour les protéger complètement. Deuxième enseignement : certes, la pollution diminue à mesure que l’on s’éloigne du champ, mais elle est toujours bien présente à 50 mètres de distance.

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Source : RTBF.BE (26/03/2019)

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3 mesures pour réduire l’impact des pesticides récemment approuvées en Wallonie

Le 26 avril dernier, le Gouvernement wallon a approuvé plusieurs mesures proposées par le Ministre DI ANTONIO visant à réduire l’impact des pesticides sur le territoire wallon, et particulièrement sur les riverains des parcelles agricoles.

Les mesures qui seront d’application dès la saison culturale 2019, sont les suivantes :

  1. Interdiction de débuter une pulvérisation lorsque la vitesse du vent est supérieure à 20 km, ou 3 Beaufort comme c’est le cas en France. En effet, selon les conditions d’application et la météo, de 25 à 75% des pesticides appliqués se retrouveraient dans l’air. Une fois dans l’air, les pesticides gazeux peuvent être transportés à plus ou moins longue distance.
  1. Interdiction de pulvériser à moins de 50 mètres des bords de toute parcelle qui jouxte un site d’établissement (cours de récréation, écoles, internats, crèches et infrastructures d’accueil de l’enfance) durant les heures de fréquentation de celui-ci.
  1. Obligation d’utiliser, sur tout le territoire wallon, un matériel d’application qui réduit la dérive de minimum 50%.

Source : DIANTONIO.WALLONIE.BE (15/05/2018)

Les voisins de champs traités, victimes collatérales de l’épandage de pesticides

Epandage de pesticides à proximité de nos habitations. Se détendre en famille dans son jardin, respirer l’air frais de la campagne… puis être aspergé d’un pesticide qui pique les yeux et gratte la gorge. Cette situation, des milliers de personnes l’ont déjà vécue car elles vivent à côté de champs traités.

Bientôt plus de 20 ans que le débat a lieu, 10 ans qu’une directive européenne oblige à prendre des dispositions nationales… et, enfin, on commence à voir poindre des mesures de protection pour tous les riverains des parcelles agricoles traitées. Pourtant, les deux textes censés aller dans ce sens, qui sont soumis à consultation publique depuis le 15 juillet 2019, sont bien loin de garantir une protection optimale aux riverains. Ce véritable enjeu de santé publique doit enfin être pris au sérieux par le gouvernement, c’est pourquoi France Nature Environnement et 34 associations du mouvement lancent une pétition pour une réelle protection de tous les habitants situés à proximité de parcelles agricoles.

La sortie des pesticides passe en priorité par la protection des riverains

Voilà bientôt un an que le mouvement des Coquelicots est lancé et que la grogne monte dans les territoires, réclamant au plus vite la sortie des pesticides. Et ça tombe bien. Cet été vont être mis en consultation publique deux projets de textes réglementant les mesures minimales de protection des riverains ainsi que les chartes d’engagements d’utilisation des pesticides des agriculteurs. C’est en réalité une obligation légale : la directive européenne 2009/128 impose aux Etats-membres de veiller à ce que l’utilisation des pesticides soit restreinte ou interdite vis-à-vis des personnes régulièrement exposées.

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Pollution de l’eau : eutrophisation des écosystèmes aquatiques

L’eutrophisation des rivières résulte de la prolifération d’algues vertes qui consomment tout l’oxygène nécessaire à la vie de l’écosystème.

L’eutrophisation est le phénomène d’asphyxie des écosystèmes aquatiques résultant de la prolifération d’algues, qui consomment tout l’oxygène nécessaire à la vie de l’écosystème.
Ce phénomène résulte d’un apport trop riche de substances nutritives dans la rivière ou dans le lac concerné.

Cette pollution de l’eau est principalement due au phosphore (contenu dans les phosphates, présents dans les lessives notamment) et à l’azote (contenu dans l’ammonium et les nitrates présents dans les engrais).

Les algues qui se développent grâce à ces substances nutritives absorbent de grandes quantités d’oxygène lorsqu’elles meurent et se décomposent.
Leur prolifération provoque l’appauvrissement, puis la mort de l’écosystème aquatique présent : il ne bénéficie plus de l’oxygène nécessaire pour vivre.

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