Coronavirus : les humains doivent cesser de “mépriser” la nature, alerte l’anthropologue Jane Goodall

Alors qu’un nouveau documentaire produit par National Geographic lui est consacré, la célèbre primatologue, éthologue et anthropologue appelle l’humanité à tirer les leçons de ses erreurs.

Jane Goodall
Photo : https://transform.iema.net/

C’est le “mépris” de notre environnement qui est à l’origine de la crise du Covid-19, estime Jane Goodall, 86 ans, célèbre scientifique britannique qui a consacré sa vie à la défense des animaux – notamment les chimpanzés – et de l’environnement.

Pour la primatologue, éthologue et anthropologue, le moment est venu d’apprendre de nos erreurs et de tenter d’éviter de futures catastrophes, plaide-t-elle dans un entretien accordé à l’Agence France Presse (AFP), à l’occasion de la sortie prochaine d’un nouveau documentaire produit par National Geographic, Jane, un message d’espoir.

Comment percevez-vous cette pandémie ?

Jane Goodall : C’est notre mépris pour la nature et notre manque de respect pour les animaux avec lesquels nous devrions partager la planète qui ont causé cette pandémie, qui avait été prédite de longue date. Car à mesure que nous détruisons, par exemple la forêt, les différentes espèces d’animaux qui l’habitent sont poussées en proximité forcée et des maladies passent d’un animal à un autre, et un de ces animaux, rapproché par force des humains, va probablement les infecter.

Ce sont aussi les animaux sauvages chassés, vendus sur des marchés en Afrique ou en Asie, notamment en Chine, et nos élevages intensifs où nous parquons cruellement des milliards d’animaux, ce sont ces conditions qui donnent l’occasion aux virus de faire le saut entre les espèces vers les humains.

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Ombres et lumières sur le bras mort de la Lys #1

La Lys à Warneton en 1982 (Photo : Patrick Maton)

La pollution n’affecte pas que les océans se trouvant loin de chez nous. Elle est aussi chez nous, à Warneton, et les pollueurs ne sont pas que les industriels établis sur le bord de la Lys… Etat des lieux.

Lumières – A Warneton, nous avons la chance de pouvoir profiter de ce petit écrin de Nature peuplé par des hérons, des cygnes, des canards sauvages, des colverts, des grèbes huppés, des cormorans, des foulques macroules (poules d’eau),….

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Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit

Texte poignant de Coline Serreau qui ne mâche pas ses mots…

Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise.

Coline Serreau

par Coline Serreau

Le gouvernement gère l’épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s’en protéger en faisant vivre l’espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d’affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l’équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l’intelligence collective et populaire se manifeste.
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Comino-Warnetonnois, réveillez-vous !

La protection de l’environnement ne date pas d’hier à Comines-Warneton.

Déjà, en 1976, un Comité pour l’Aménagement et la Défense de l’Environnement (CADEC) a été créé et, pendant une dizaine d’années, il édité un mensuel, organisé des stages et des conférences. Protecteurs des petits oiseaux, doux rêveurs ils n’en n’étaient pas moins de pionniers.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de contempler la nature et de faire de la pédagogie. Une véritable prise de conscience de la gravité de la situation doit nous mobiliser et nous faire réagir.

Ca ne sert à rien de se lamenter et de subir les dégradations de notre environnement comme une fatalité.

Le réchauffement climatique, les nuisances, les pollutions , les menaces pour la biodiversité, c’est la responsabilité de chacun de nous. Nous sommes tous concernés. Nos enfants et nos petits enfants en seront les victimes, ils nous jugeront.

Bougeons-nous ! C’est pas compliqué avec les moyens actuels de communication de partager les informations, de signaler les nuisances, les dégradations environnementales, de signer les pétitions et de participer aux enquêtes publiques.

Chacune de nous peut être un “lanceur d’alerte”. Chacun de nous peut participer, même modestement à cette mission vitale pour l’humanité : ‘SAUVER LA PLANETE”.

Guy Lauwarier