Écologie de façade. Le gouvernement réintroduit les insecticides tueurs d’abeilles

Epandage pesticides néonicotinoïdes fongicides
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Sous la pression des lobbys de cultivateurs de betteraves qui font face à une épidémie de jaunisse virale, le gouvernement a décidé de ré-autoriser un insecticide néonicotinoïde “tueurs d’abeilles”. Une décision qui dévoile la nature de ce gouvernement qui prétendait opérer un tournant écologique il y a un peu moins d’un mois.

Véhiculée par des pucerons verts, les champs agro-industriels de betteraves sont touchés depuis le début de cet été par une épidémie viral de jaunisse qui peuvent entraîner des baisses de rendement de 30 à 50%. Face à cette épidémie, le puissant syndicat des cultivateurs de betteraves affilié à la FNSEA a obtenu la dérogation pour de nouveau épandre des insecticides dits “tueurs d’abeilles” interdit depuis septembre 2018 pour protéger les abeilles pollinisatrices. La France étant le premier producteur de sucre en Europe grâce à la betterave sucrière ; la puissante filière agro-industrielle dont les profits se comptent en milliards d’euros par an, craint pour la production de cette année.

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Insecticides : l’arrêté wallon interdisant l’usage des néonicotinoïdes est annulé

Abeille en train de butiner
Photo : edmondlafoto | Pixabay

Le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté wallon de mars 2018 qui interdit l’usage des néonicotinoïdes, ont annoncé lundi les fédérations Phytofar et Bioplus-Probois. L’arrêt se fonde sur le non-respect des compétences régionales.

Les néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides souvent mis en cause dans la mortalité des abeilles. Ils sont notamment utilisés dans la culture de la betterave. Le texte wallon suit une résolution votée en novembre 2017 par le parlement wallon. L’interdiction générale de ces produits sur le territoire de la Région alors même qu’ils auraient été autorisés par les autorités fédérales mettait à mal le principe de loyauté fédérale, selon les deux fédérations.

Phytofar, Bioplus ainsi que les entreprises de produits phytosanitaires Bayer et Certis ont introduit un recours au Conseil d’Etat contre l’arrêté. Jeudi, la Haute juridiction leur a donné raison.

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