Coronavirus. L’agriculture intensive augmente les risques de pandémie selon une étude

Pollution par les epandages de presticides

L’exploitation des terres pour l’agriculture intensive, qui rapproche des humains les animaux sauvages dont l’habitat est dérangé, rend plus probable la survenue de pandémies telles que celle du Covid-19, selon une étude publiée ce mercredi 5 août.

Selon une étude publiée ce mercredi 5 août dans la prestigieuse revue Nature, les maladies dont sont porteurs les animaux sauvages ont plus de risque d’être transmises aux humains en raison de l’évolution de l’usage des terres utilisées pour l’agriculture.

L’ONU estime que trois-quarts des terres de la planète ont été largement dégradés par les activités humaines depuis le début de l’ère industrielle.

Un tiers des terres et trois-quarts de l’eau douce sont en particulier utilisés par l’agriculture.

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Plus de 250 scientifiques appellent à repenser d’urgence notre mode de développement

Une opinion signée par plus de 250 scientifiques (Voir la liste des signataires).

New York est devenue le nouvel épicentre de la pandémie mondiale du Covid-19. Une ville morte, perturbée seulement par le bruit du va-et-vient des ambulances. Mais c’est à New York aussi que, il y a moins de cinq ans, les chefs d’État et de gouvernement, réunis au siège de l’Organisation des Nations Unies, s’engageaient sur une nouvelle feuille de route pour l’humanité, en adoptant 17 Objectifs de développement durable à atteindre à l’horizon 2030.

New York devient ainsi la ville symbole de cet écart entre la réponse immédiate à l’urgence, l’ici et le maintenant, et la capacité de projection et d’engagement, à l’échelle de la planète, pour un avenir durable à long terme. Nous pensons que cet écart est dangereux. Nous invitons chacune et chacun à chercher comment les mesures prises dans l’immédiat en réponse à la crise peuvent contribuer à préparer cet avenir vivable pour toutes et tous — à “Transformer notre monde”, comme nous y invite l’Agenda de développement durable à l’horizon 2030.

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Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit

Texte poignant de Coline Serreau qui ne mâche pas ses mots…

Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise.

Coline Serreau

par Coline Serreau

Le gouvernement gère l’épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s’en protéger en faisant vivre l’espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d’affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l’équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l’intelligence collective et populaire se manifeste.
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Après la pandémie

Après la pandémie

Chute du mur de Berlin en 1989, attaque sur les tours du World Trade Centre en 2001, explosion de la bulle des subprimes et panique financière en 2008, et à présent la pandémie du Covid-19… Tous les dix ans à peu près, des bouleversements systémiques nous conduisent à interroger notre représentation du monde, notre idée de la flèche du temps, la signification même que nous attachons aux mots de « progrès » ou de « développement ».

La crise est sanitaire. Elle a déjà débouché sur une crise financière. Elle annonce une crise économique majeure, avec des fermetures d’entreprises en chaîne, une augmentation brutale du chômage, et une mise à l’épreuve des systèmes de protection sociale dans toutes les régions du monde.

Notre devoir aujourd’hui est de savoir lire, dans ces crises, la possibilité d’une refondation de notre vivre ensemble autour de valeurs fortes, positives et partagées, en adéquation avec les limites planétaires.

C’est notre dernière chance. Depuis quarante ans, les inégalités se sont creusées presque partout. Nous sommes témoins de la sixième extinction massive des espèces, d’une dramatique dégradation des sols, et d’une accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui transforment peu à peu la Terre en étuve. Les phénomènes météorologiques extrêmes vont se multiplier, avec des impacts importants notamment sur la production alimentaire. Les migrations forcées de population vont augmenter en conséquence : le nombre de réfugiés climatiques pourrait s’élever en 2050 à 140 millions (selon la Banque mondiale), voire 200 millions (selon l’Organisation des Nations Unies).
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