Déchets sauvages : la Wallonie double les amendes

Mégots de cigarettes jonchant le sol

Le Gouvernement wallon a décidé de doubler les amendes en cas d’abandon de déchets sauvages. Mégots, canettes, chewing-gums abandonnés sur la voie publique devraient désormais vous coûter 200€. Les masques buccaux et les gants font également leur entrée dans la liste des déchets sauvages.

Chaque année, en Wallonie, les communes collectent 18.000 tonnes de déchets sauvages. Cela représente un coût important pour la collectivité, estimé en moyenne à 20€ par citoyen. Et c’est sans compter le coût pour l’environnement, les animaux…

Avec la modification du code de l’Environnement adoptée en première lecture ce jeudi, le Gouvernement wallon souhaite adresser un message clair : “La Wallonie n’est pas une poubelle !”.

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Dix organisations citoyennes demandent que leurs communes se déclarent “hors 5G”

Antennes 5G

Dix organisations citoyennes actives entre Namur et Charleroi demandent que leurs communes se déclarent “hors 5G”. Thomes Héricks, de Jemeppe en transition explique : ” En effet, de forts soupçons de dangerosité sur les êtres vivants pèsent sur cette technologie, même s’il n’existe actuellement aucun consensus scientifique. De plus, le développement de la 5G accroîtra la demande en énergie, en matières premières en plus du remplacement des appareils incompatibles et en bande passante, ce qui dégagera donc encore plus de CO2 alors que la situation écologique est déjà dramatique. Tout cela pour une utilité sociale nulle, voire nuisible.

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L’entreprise Clarebout Potatoes à Warneton

Parlement wallon à Namur

Question écrite du 01/03/2018
de BRACAVAL Philippe
à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

L’entreprise Clarebout Potatoes de Warneton, spécialisée dans la production de produits à base de pommes de terre, n’en finit pas de faire débat à Comines-Warneton. Nous avons déjà à maintes reprises souligné les problèmes liés aux nuisances olfactives et sonores, les déversements douteux dans la Lys, la RN 58, le manque de sécurité des ouvriers (deux accidents mortels sont à déplorer en deux ans), une épidémie de légionellose ayant touché plus d’une centaine de travailleurs cet été, des incendies à répétition, etc. faisant réagir majorité comme opposition à Comines-Warneton.

En parallèle, l’entreprise, en plein essor, a déposé des demandes d’extension auprès de la Ville de Comines-Warneton. Fin 2017, je vous avais d’ailleurs interpellé au sujet du dossier de construction d’un second congélateur géant, refusé (probablement temporairement), puisque CL Warneton ne pouvait prouver le besoin d’augmenter la capacité de stockage ni le gain environnemental d’une telle structure.

À présent, j’apprends que des câbles haute-tension ont été posés entre septembre 2017 et janvier 2018 depuis la RN 58 pour être raccordés dans l’usine, sous la chaussée de Lille à Warneton.

Une entreprise locale aurait été chargée de différents travaux d’aménagement, dont l’électrification d’une nouvelle ligne de production, l’éclairage et le montage mécanique, etc. Cela alimente les bruits concernant la mise en activité d’une nouvelle ligne de production alors que la production actuelle serait déjà supérieure aux limites fixées par le permis.

Monsieur le Ministre a-t-il des informations complémentaires sur ce projet ?

Peut-il faire le point sur les différentes demandes d’aménagement (extensions, etc.) introduites par l’entreprise à ce jour ?

Le dossier du second congélateur géant refait-il surface ? Des démarches ont-elles été réalisées auprès de l’administration dans ce sens ?

Réponse du 22/03/2018
de DI ANTONIO Carlo

Je n’ai pas été sollicité ni pour ces projets, ni pour tout autre projet relatif à cette entreprise.

Le Fonctionnaire technique du Département des Permis et Autorisations de la Direction de Mons m’a informé du fait que la société Clarebout a sollicité un rendez-vous avec ses services concernant une demande de permis unique sans plus de précision.

En tant qu’autorité potentielle de recours, je rappelle que je ne peux m’immiscer dans ce projet à ce stade.

Source : PARLEMENT-WALLONIE.BE

L’impact sur le patrimoine et la biodiversité du développement de l’entreprise Clarebout Potatoes à Frameries

Parlement wallon à Namur

Question écrite du 25/04/2019
de WAROUX Véronique
à COLLIN René, Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité, du Tourisme, du Patrimoine et délégué à la Grande Région

La presse s’est fait écho récemment d’un nouveau projet de développement sur la Commune de Frameries de l’entreprise Clarebout Potatoes entre le parc d’activités économiques et le zoning situé en face du Pass. Cette zone est très proche de plusieurs habitations, les premières étant à plus ou moins 50 mètres.

Outre la création d’emplois annoncée, plusieurs questions surgissent.

L’installation de trois à quatre lignes de production de frites sur le site de Frameries, soit 2 800 T de frites et produits dérivés par jour, engendrera un charroi de camions important (800 à 1 600 camions potentiels quotidiennement). Or, juste en face du site se trouvent la zone Natura 2000 et « La Malogne », site de grand intérêt biologique pour la présence unique en Wallonie de colonies de chauves-souris.

L’évaluation des incidences sur l’environnement est actuellement en cours. Néanmoins, l’impact du charroi sur ces colonies et sur la biodiversité préservée dans les zones Natura2000 est-il connu ?

Par ailleurs, ces zones seront-elles perturbées par le bruit de l’entreprise, le stockage d’hydrocarbure (huile de friture), l’utilisation d’anti-germe pour les pommes de terre (chlorprophame), les produits industriels nécessaires à une telle activité, la lumière de nuit du site (20 hectares de lumière), le stockage d’ammoniac (8 000 L et au moins 30 000 L) ?

Cette entreprise agroalimentaire achète les terres autour du site afin d’y pratiquer la monoculture de pommes de terre. Ces ventes se feraient à un prix jusqu’à cinq fois plus élevé que celui du marché, et dépossèdent les agriculteurs de leurs terres.

Cette usine ayant besoin de 5 600 T de pommes de terre par jour, la monoculture qui en résulte a-t-elle des conséquences sur notre environnement, l’utilisation intensive de produits phytos et la destruction de la biodiversité ?

Est-elle en accord avec l’agriculture familiale et durable prônée en Wallonie ?

Quel est son impact sur notre modèle agricole wallon ?

L’adaptation nécessaire des agriculteurs ne risque-t-elle pas d’être retardée par le développement de ce modèle agro-industriel ?

Enfin, deux chantiers sont en cours aux alentours du vieux chemin de Binche à Frameries, dont celui de l’installation de l’usine de production de frites Clarebout. Un cimetière mérovingien aurait été mis à jour. Un suivi archéologique est-il assuré par les services de Monsieur le Ministre ?

Réponse du 20/05/2019
de COLLIN René
La société Cl Warneton a effectivement pour projet d’implanter une usine de transformation de pommes de terre sur le site qu’elle occupe déjà à Frameries. S’agissant d’un projet de classe 1, la demande de permis unique doit être accompagnée d’une étude d’incidences. Cette étude doit faire l’objet d’une réunion d’information préalable, à laquelle sont invités les habitants des différentes communes susceptibles d’être touchées par le projet. En date du 15 octobre 2018, la société a averti de ses intentions les fonctionnaires techniques et délégués compétents en première instance, afin que ces derniers désignent les communes concernées, comme le prévoit le Code de l’Environnement. Par un courrier du 13 novembre 2018, les fonctionnaires ont désigné les Communes de Frameries, Colfontaine, Mons, Quaregnon et Quévy.

La réunion préalable s’est tenue le 29 janvier 2019, à Frameries. Le collège communal de Frameries a transmis aux fonctionnaires techniques et délégués les lettres d’observations, ainsi que le procès-verbal de la réunion préalable d’information.

L’étude d’incidences est en cours de rédaction. À ce stade, aucune demande de permis n’ayant été introduite, je ne dispose d’aucune information quant à ces incidences potentielles ni au sujet des mesures qui seraient préconisées par l’auteur de l’étude pour en limiter l’ampleur.

La pomme de terre représente une part importante de l’activité économique agricole wallonne : 45 000 hectares y sont cultivés annuellement, pour une production moyenne de 2 à 2,5 millions de tonnes. Toutefois, les surfaces dédiées à la culture de la pomme de terre ne représentent qu’un peu plus de 5 % de la surface agricole utile (SAU) wallonne. Parler de monoculture pour cette culture n’est donc pas approprié. La pomme de terre est une culture annuelle, qui se retrouve dans un cycle rotationnel de plusieurs années. Par ailleurs, la sensibilité de cette culture au mildiou nécessite également d’éviter une trop grande concentration de la culture au même endroit.

Au niveau de l’industrie de transformation, la Belgique est devenue récemment le premier exportateur mondial de produits surgelés à base de pommes de terre. Ceci explique donc les besoins grandissants des entreprises, spécialisées dans la transformation, à se développer pour répondre à cette demande.

En matière de protection des cultures et de l’environnement, des méthodes alternatives sont mises en œuvre et encouragées. On retrouve des techniques innovantes permettant de limiter l’érosion pour ces cultures sarclées, des avancées significatives dans la sélection variétale contre le mildiou et d’autres maladies, et cetera. De plus, la plupart des producteurs de pommes de terre sont certifiés VEGAPLAN. Le cahier des charges de cette certification garantit la sécurité alimentaire, la traçabilité, la qualité, la lutte intégrée et une durabilité de la culture.

En ce qui concerne le volet patrimonial de la question de l’honorable membre, je lui confirme en effet qu’une opération d’archéologie préventive, préalable à la création de la Zone d’activités économiques (ZAE) du Crachet à Frameries, a été menée en étroite collaboration avec l’aménageur. Un diagnostic et une fouille ont été menés par l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP) entre décembre 2015 et septembre 2016. Les terrains ont révélé deux occupations humaines distinctes : une occupation protohistorique du second Âge du Fer et une occupation plus moderne comprenant des vestiges de campements liés à plusieurs épisodes militaires.

Source : PARLEMENT-WALLONIE.BE

Parlement wallon – Les incidences environnementales relatives aux activités de l’usine Clarebout Potatoes de Warneton

Parlement wallon à Namur

Session : 2018-2019
Année : 2019
N° : 794 (2018-2019) 1

Question écrite du 24/04/2019
de MARTIN Nicolas
à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings
La société Clarebout Potatoes opère actuellement au travers de deux usines, dont une est établie, depuis 2007, à Comines-Warneton, sur le site dénommé Warneton Industrie, et souhaite en implanter une troisième, d’envergure similaire, sur le zoning industriel de Frameries.

Si la perspective d’une implantation à Frameries a ouvert la voie à l’expression de nombre de préoccupations émanant des riverains du site concerné, que les élus locaux et régionaux ne peuvent raisonnablement pas ignorer, je me permets, dans le cadre de la présente question, de m’attarder sur le site warnetonnois de l’entreprise de transformation de pommes de terre.

En effet, les récentes visites dudit site et les rencontres avec les autorités de Comines-Warneton et de Deûlémont, commune française voisine, ont permis de mettre en exergue certaines interrogations dont je souhaite me faire l’écho.

L’implantation de Warneton a-t-elle fait l’objet de plaintes auprès de la police de l’environnement ?

Cette dernière a-t-elle procédé à des contrôles sur place, notamment par rapport à la question des rejets d’eau, des odeurs et du charroi ?

Concernant les odeurs, le Département de la police et des contrôles a fait appel, en 2016, à Odometric, entité indépendante chapeautant un bureau d’études et un laboratoire ayant pour mission principale d’accompagner les entreprises et les institutions dans leur gestion des odeurs et des atmosphères polluées, afin de procéder à une étude sur les nuisances olfactives en sollicitant les riverains à cette fin.

Quelles sont les conclusions de cette étude ? Ces conclusions ont-elles fait l’objet d’une communication à l’attention des autorités locales, des autorités régionales et des riverains ? Quel suivi a-t-il été apporté ? Dans quelle mesure cette étude a-t-elle impacté les décisions prises dans ce dossier ?

Par ailleurs, le permis est-il strictement respecté par l’entreprise ? Dans la négative, quelles mesures ont-elles été prises jusqu’à présent ?

Des procès-verbaux ont-ils été dressés ? Dans l’affirmative, ceux-ci ont-ils donné lieu uniquement à des transactions financières ou l’entreprise a-t-elle adapté ses infrastructures ?

Réponse du 16/05/2019
de DI ANTONIO Carlo
Le Département de la police et des contrôles (DPC) a enregistré différentes plaintes vis-à-vis de l’entreprise Clarebout Potatoes de Warneton. La recrudescence des plaintes a été enregistrée au moment de l’instruction du projet de construction du deuxième congélateur, laquelle a été refusée.

Dans ce cadre, le DPC a réalisé 15 contrôles de cette entreprise sur site. Les eaux usées sont analysées régulièrement et les deux derniers contrôles sur les eaux usées n’ont révélé aucun dépassement par rapport aux normes fixées dans les permis octroyés à l’établissement. En matière d’odeur, un agent de la direction réalise mensuellement des campagnes déambulatoires à proximité du site. En complément, le DPC a effectivement fait appel à Odometric. La conclusion de cette étude est la suivante :

« Cette étude, initiée par la Police de l’environnement, vise à comprendre les perceptions olfactives dans le voisinage de l’entreprise Clarebout à Warneton.
Cette étude se base sur les perceptions directes des riverains qu’ils ont notées sur un site Internet dédié à ce projet (www.odoursurvey.com). Cette mission d’observation a duré 6 mois, du 23 octobre 2015 au 30 avril 2016.
Elle s’est clôturée par une présentation aux riverains le 23 juin 2016.
Trente-trois riverains ont participé de manière active. Parmi eux, 12 vigies ont réalisé au moins 2/3 des encodages demandés, ce qui est vraiment important.
Les vigies étaient réparties dans les quatre principales zones limitrophes du site : Warneton, Warneton France, Deûlémont et Pont-Rouge.
Les odeurs signalées sont essentiellement des odeurs de frite. Les odeurs de graisses et de pomme de terre sont proportionnellement très peu citées.
Au niveau de l’intensité, les odeurs sont globalement caractérisées de distinctes à fortes.
Elles sont aussi définies comme gênantes, mais ont aussi été décrites comme très voire extrêmement gênantes.
L’impact olfactif du site est bien avéré. L’évolution au cours des semaines de l’étude montre une tendance à la baisse de la fréquence de perception et une diminution des odeurs les plus intenses.
Cette diminution est timide et devrait être confirmée dans quelques mois étant donnés les aménagements prévus pour réduire les émissions d’odeur. »

Les résultats de l’étude ont fait l’objet d’une présentation aux riverains et aux autorités communales le 23 juin 2016 à la salle « La Rotonde », à Warneton.

Les exploitants ont installé une seconde cheminée de 60 mètres. En outre, les vapeurs de friteuses sont traitées par condensation et oxydateur thermique en post combustion avant rejet. Cette installation garantit l’élimination de la quasi-totalité des odeurs au point de rejet (garantie du fournisseur).

En cas de constat d’infraction, le DPC dresse systématiquement un avertissement avec un délai de mise en conformité ou procès-verbal. Néanmoins, lors du dernier contrôle en date aucune infraction environnementale n’a été relevée par rapport au permis. Les précédents procès-verbaux dressés par le DPC ont abouti à des sanctions administratives et des mesures de remises en état. L’exploitant a respecté et mis en œuvre les mesures imposées par décisions du fonctionnaire sanctionnateur.

Source : PARLEMENT-WALLONIE.BE

Une étude démontre l’importante exposition aux pesticides de populations rurales en Wallonie

En Wallonie, des centaines de milliers de personnes habitent en zone agricole. Leur jardin n’est parfois séparé des champs que par une simple clôture, un mur ou une haie. L’étude Propulpp, coordonnée par l’Institut scientifique de service public (ISSEP), a mesuré l’exposition de ces populations rurales aux pesticides dans les heures et les jours qui suivent les pulvérisations.

Les chercheurs ont installé des capteurs de produits chimiques dans des cours d’école ou dans des jardins… une vingtaine de sites différents en Wallonie. Et ils ont enregistré systématiquement, dans l’air et sur le sol, les quantités de produits phytopharmaceutiques, à commencer par ceux pulvérisées par l’agriculteur propriétaire du champs voisin.

“Des pics de pollution inquiétants”

Les chercheurs constatent que l’essentiel de la pollution se produit durant les deux heures qui suivent la pulvérisation mais certains produits continuent à se déposer ou à flotter dans les jardins ou les cours de récréation parfois 12 heures ou même 24 heures plus tard. En d’autres termes, il ne suffit pas de fermer les fenêtres ou de faire rentrer les enfants pendant la durée de la pulvérisation pour les protéger complètement. Deuxième enseignement : certes, la pollution diminue à mesure que l’on s’éloigne du champ, mais elle est toujours bien présente à 50 mètres de distance.

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Source : RTBF.BE (26/03/2019)

Articles connexes

Signaler une intoxication aux pesticides

 

Quel est l’état de la sécheresse en Wallonie?

Publié le 28.06.2019 – Mis à jour le 25.07.2019

Canicule, sécheresse… De quoi parle-t-on exactement ? Quelles mesures ont été prises ?

En regard des températures élevées actuelles, il est bon de souligner la nuance entre la canicule, la sécheresse et la distribution de l’eau publique. La canicule est liée à de fortes températures pendant une durée ponctuelle tandis que la sécheresse est liée à un manque de précipitations à plus long terme. Bien sûr, la canicule accentue la sécheresse. L’une des conséquences de la sécheresse peut être de restreindre la consommation en eau de distribution pour certains usages autres que les besoins essentiels (alimentaires, sanitaires).

L’évaluation réalisée par les membres de la cellule « sécheresse » s’effectue sur base des données pluviométriques, des niveaux des nappes souterraines et des eaux de surface, de l’état des sols et de la végétation, notamment.

Quelle est la situation globale en Wallonie ?

L’analyse de la cellule sécheresse à la date du 25 juillet est la suivante :

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Pesticides en Wallonie : état des lieux et perspectives

Pollution par les epandages de presticides

Que cela soit en milieu urbain ou rural, la population wallonne est exposée aux produits phytopharmaceutiques et particulièrement aux herbicides et fongicides. Une exposition qui a des conséquences nuisibles sur la qualité de vie, la santé, l’alimentation, les ressources naturelles (air, sol, eau) et la biodiversité. L’arrêt de l’usage de pesticides par les particuliers, les entreprises et les pouvoirs publics constitue donc une priorité.

Trois mesures sont entrées en vigueur récemment:

1. Protection des riverains des parcelles agricoles

    • Interdiction de débuter une pulvérisation lorsque la vitesse du vent est supérieure à 20 km/heure
    • Interdiction de pulvériser à moins de 50 mètres des bords de toute parcelle qui jouxte un site d’établissement (cours de récréation, écoles, internats, crèches et infrastructures d’accueil de l’enfance) durant les heures de fréquentation de celui-ci
    • Obligation d’utiliser, sur tout le territoire wallon, un matériel d’application qui réduit la dérive de minimum 50%

2. Glyphosate et néonicotinoïdes

Deux mesures d’interdiction portant sur ces produits sont entrées en vigueur en Wallonie :

    • L’utilisation des pesticides contenant des néonicotinoïdes depuis juin 2018
    • L’usage du glyphosate par des utilisateurs non formés depuis mars 2017

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